Ilgezeem Kwass
La brasserie Ilgezeem, fondée en 1863 et portant le nom d’un quartier de Riga, a une longue histoire derrière elle.
Et moi ? J’ai, une fois de plus, réussi l’exploit d’acheter… une boisson maltée.
Mais tant qu’à s’être fait piéger, autant ouvrir la capsule.
Voici donc la Ilgezeem Kwass !
J’ai donc versé le breuvage dans mon calice, et…
À l’œil
Un brun ambré profond, façon sucre candy fondu.
La mousse apparaît… puis disparaît presque instantanément, ne laissant qu’un fin cercle accroché au verre.
Visuellement ? On est à deux doigts d’un cola.
Pas d’ambiguïté : on n’est déjà plus tout à fait sur une bière.
Au nez
Caramel légèrement brûlé, prune et une fanfare d’épices : anis, cannelle, réglisse…On dirait un stand de marché de Noël où quelqu’un aurait renversé le vin chaud sur un tas de bonbons.
Au goût
Le nez ne mentait pas, le caramel domine, massif. c’est sucré… très sucré.
Les épices s’installent, la gazéification apporte une pointe d’acidité, mais l’ensemble reste dense, presque sirupeux. On n’est pas sur une bière aromatisée, on est sur autre chose. Une créature hybride.
En bref
Imagine un extra-terrestre débarquant sur un marché de Noël.
Il observe le vin chaud, le pain d’épices, le cola, les bonbons, les pruneaux…
Et décide de tout mettre dans la même bouteille, voilà la Ilgezeem Kwass.
Les brasseurs lettons semblent apprécier les profils très sucrés. Ce n’est clairement pas mon terrain de jeu. J’ai eu l’impression de boire un soda étrange, quelque part entre un mazout local et un vin chaud gazeux.
Très peu pour moi, mais je reconnais qu’en décembre, au milieu des chalets en bois, ça pourrait presque trouver sa place. Pour les amateurs de douceur épicée, les autres… passez votre orbite.


