Maisel’s Weisse
Fondée par les frères Eberhardt et Hans Maisel en 1887, la brasserie Weisse Maisel, parmi les plus gros producteurs de bière de blé d’Allemagne, a élaboré la version sans alcool d’un de ces produits phares, la Maisel’s Weisse.
J’ai donc versé le breuvage dans mon calice, et…
À l’œil
Magnifique paradoxe : une bière “blanche” qui ne l’est pas.
Ambrée, très opaque, presque dense.
Une mousse superbe au service, généreuse et résistante.
Les bulles, elles, semblent calmes. Comme si tout se passait en profondeur.
Elle a l’allure d’une artisanale servie dans un verre tulipe un soir d’été.
Au nez
Les céréales dominent. La levure aussi, bien présente. Puis arrivent la poire, la banane mûre. Une touche de clou de girofle ferme la marche.
Classique. Mais bien exécuté.
Au goût
Carbonatation légère, maîtrisée. Le blé s’exprime pleinement, soutenu par le malt et une pointe de caramel. La banane un peu noircie revient, accompagnée du clou de girofle en finale. C’est rond. C’est doux. C’est enveloppant.
En bref
Fruitée, épicée, agréable. Sans complexité excessive, mais avec assez de richesse pour satisfaire ceux qui cherchent du goût. Une dégustation confortable, rassurante, sincère.
Elle a quelque chose d’une métisse au teint chaud. Les îles dans le regard, la rigueur allemande dans la posture.
Un équilibre inattendu, et franchement, ça lui va très bien.


