The Flying Dutchman Freak Kriek
Derrière la brasserie NoMad Brewer, se cache plus qu’un brasseur : un aventurier. Ronald de Waal, alias le Hollandais Volant, navigue de port en port comme d’autres changent de bar. Son terrain d’exploration ? Le monde. Son arme ? Le brassin.
Et pour une fois, le pirate a décidé d’embarquer sans alcool à bord. Cap sur une Kriek 0.0 : la The Flying Dutchman Freak Kriek…
J’ai donc versé le breuvage dans mon calice, et…
À l’œil
Rose. Mais pas timide.
Une robe cerise éclatante, presque insolente. La mousse, elle, fait sa diva : rose bonbon, abondante, puis fugace. Elle s’évanouit vite, laissant derrière elle une fine écume comme un souvenir de tempête.
Au nez
On entre dans une cale chargée de fruits rouges.
Peau de cerise, bois humide, tarte encore tiède…
La cerise domine sans partage. Elle est capitaine à bord. (Et heureusement : on est sur une Kriek, pas sur un vague soda déguisé.)
Au goût
L’acidité attaque en premier, franche, vivante.
Puis la cerise déroule son discours : pulpe, noyau, peau. Le sucre est là, oui, mais il se cache derrière le fruit. On n’est pas sur un sirop, on est sur un jus fermenté sans fermentation — et ça tient la barre.
En bref
Trouver une Kriek en 0.0, c’est déjà rare. En trouver une qui respecte le fruit, c’est mieux.
Ici, pas de Radler sirupeuse déguisée en bière. La cerise est vraie, assumée, presque mordante.
Seul bémol : la gazéification. Sur trois bouteilles ouvertes, trois débordements au décapsulage. Ça mousse comme un canon mal maîtrisé. Ouvre-la au-dessus du verre, sinon tu vas baptiser la table. Mais malgré ça ? J’ai aimé.
Une touche fruitée bienvenue dans le paysage sans alcool, avec un vrai tempérament. Un pirate des bières qui navigue sans rhum… mais pas sans caractère.


